Carmela Piccininno

Qui suis-je ?

Bonjour,

Mes parents m'ont appelée Carmela.
C'est le prénom de ma grand-mère paternelle, décédée quelques mois avant ma naissance.
Déjà une charge émotionnelle m'était accordée...

Je suis issue de l'Immigration Italienne dans les années 60.
Mon enfance a été quelque peu chahutée par la séparation précoce d'avec une famille aimante et patriarcale où vivaient tous ensemble dans une petite maison, un grand-père, veuf et maraîcher, une tante célibataire et couturière, mon père, cordonnier, ma mère, femme au foyer et mes 2 frères aînés, le troisième naîtra en Belgique.

Mon éducation est double. A la fois, très italienne, ancrée dans des traditions ancestrales d'amour et de respect mais empreinte aussi de valeurs tribales dans ce que le clan peut amener de violent et de douloureux, et très belge de part ma scolarité dès l'âge de 3 ans et quelques mois.

La résilience, je connais. Je l'ai vécue au travers de mes parents.
Mon père, cordonnier dans le sud de l'Italie où il y avait peu de travail a donc quitté sa terre natale, non pas par choix mais par obligation de survie de sa famille.

Alors, déjà, dès la maternelle, je ressentais un inconfort dans la situation que nous vivions d'immigrés. J'aurais beaucoup pleuré, semble-t-il d'après mes frères. J'attendais impatiemment assise sur le muret de l'école, le retour de ma maman en fin de journée. Je ne comprenais rien. Effectivement, je ne connaissais que l'italien, langue maternelle dira-t-on, plus tard. Que faisais-je là ? Je m'entends encore dire le Français, la langue est le contraire de l'Italien. J'y percevais déjà la dualité de ce qui allait être ma vie.

Ce démarrage difficile dans la vie témoigne clairement la recherche de sens encore aujourd'hui. Suis-je une pièce rapportée ? Etais-je programmée pour vivre en Italie ? Les conditions politiques et sociales de l'époque en ont décidé autrement. Voilà, autant de questions qui me rapprochent de la souffrance infligée à la migration actuelle que nous vivons depuis quelques années.

Aujourd'hui, la recherche de cohérence dans ma vie me procure beaucoup de joie. Elle me permet d'être davantage en Conscience avec ce que j'ai à transmettre et à partager.

Imprégnée par les métiers d'artisans de mon père, cordonnier et de ma tante, couturière, je poursuis des études en Arts Plastiques non sans mal. Mon père souhaitait pour moi, un métier "utile". Moi, je rêvais entre les feuilles de cuir et les mètres de tissus que je voyais défiler devant moi. Je dis bien, rêver, car en Belgique, je n'ai jamais vu ni mon père travailler comme cordonnier, il avait laissé son métier en Italie, ni ma tante, restée au pays. Donc, cette illusion relève bien de la nostalgie issue de l'immigration, de la difficulté à abandonner l'identité qui était celle de ma famille.

J'ai donc fait une carrière de prof d'Arts dans l'Enseignement Spécialisé avec des jeunes porteurs de troubles du comportement. Sans doute, le fil rouge apparaît déjà clair et voyant.

Parallèlement à mon poste d'enseignante, j'ai mené une expérience au théâtre comme photographe de plateau pendant 10 ans. Ensuite, un 1er burn out m'encourage à réellement créer de mes propres mains. C'est alors que je découvre la magie du papier fait main en tant que support artistique. Je décide alors de créer mon atelier.

Un nouveau lieu s'impose à moi entre Art et Nature où un désir presque instinctif éveille en moi le projet d'adopter un âne. Ce fut le début d'une grande aventure que je vous partage aujourd'hui. Toute l'énergie "âne" m'accompagne depuis. Nous cheminons ensemble. Ils sont le lien avec l'ancrage à mes racines. Mes 2 grands-pères étaient maraîchers et l'âne était leur outil et les aidait à livrer les légumes récoltés, au coeur du village.

Voilà, comment aujourd'hui, je relie mon ancrage à mon histoire et à la Terre Mère qui a éveillé en moi toute la créativité de se réaliser et d'accomplir l'être femme que je suis. Consciente dès lors de l'accompagnement que je propose, une formation en Art-thérapie complète cette recherche de sens et de reliance. La Sylvothérapie en fait aussi partie.

Ensuite, la traversée d'un cancer amène son lot de remous dans ce que la maladie peut provoquer comme tzunami. Un long cheminement s'impose. Des ajustements se révèlent à tous les niveaux personnel, familial et professionnel. Toute la sphère affective est touchée.
Je suis toujours enseignante mais cette fois, la Vie connaissant le chemin, m'a placée à un poste d'accompagnante d'élèves en difficultés dans une école ordinaire. Gratitude.

Aujourd'hui, ma plus grande joie est de proposer ce chemin de guérison, de conscience, d'amour et de paix.
Car c'est en nous que résident les réponses à la question fondamentale : "où est ma juste place ?"

Voilà ce que je souhaite partager, découvrir l'être sacré et divin qui est Vous.

Au plaisir de cheminer avec humilité et confiance avec vous.

Carmela.

...Par la matière, observer le monde extérieur pour apprendre sur son monde intérieur...

Être simplement là pour accueillir l'essence de son être, du Soi, qui ne cherche qu'à se révéler...

 

Mon chemin plus concrètement...

  • 2018 La Grange à Papier devient La Grange à Ciel Ouvert.
  • 2018-2019 en 3e année à l'EDLPT avec Thierry Janssen à l'Ecole De La Présence Thérapeutique, www.edlpt.com
  • 2018 Formation à la Communication Intuitive avec les animaux avec Isabelle Visée www.isabelle-visee.be 
  • 2010 Création de la Grange à Papier à Tillier.
  • 2008 Arrivée de Gaspard et Dolce et naissance de Roméo en 2010 et des chèvres.
  • 2008-2011 Diplômée en Art-thérapie, à Bruxelles, sur le modèle de Tours (France)
  • 2007 Formée à la Médiation Animale avec l'âne Au pas de l'âne, et surtout autodicate...à leurs côtés.
  • 2000 Création de l'Atelier Creacarta à Saint-Servais, Namur.

 

Vidéos :

"Ce qui me plait dans le papier fait main, c'est son presque rien.
Sa fragilité, sa texture, son aspect éphémère.
Si le chant est la musique de l'âme, le papier en est sa caresse.
Souple, solide et fragile à la fois, il a les mêmes qualités que l'être humain.
Il est son miroir…"

Carmela Piccininno, art-thérapeute

"La Grange à papier" applique les principes de la loi vie privée du 8 décembre 1992.
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